Riposte Alimentaire est une opération de transformation profonde et collective.

Riposte Alimentaire est une campagne de résistance civile française qui vise à remporter une victoire écologique et sociale par la mise en place d’une Sécurité Sociale de l’Alimentation Durable.

Notre demande

Une carte vitale de l’alimentation

150 euros par mois et par personne pour acheter des produits alimentaires conventionnés

Conventionnement des produits

Par des assemblées locales citoyennes et démocratiques formées sur les enjeux agricoles et écologiques

Système de cotisation

Garantissant une répartition juste et solidaire, comme pour la Sécurité Sociale

Alimentation saine et juste

Un accès à une alimentation saine qui rémunère dignement les paysannes et paysans

Quelques chiffres

Exigeons une sécurité sociale de l’alimentation durable

Aujourd’hui, notre système alimentaire est défaillant. Il échoue à remplir des objectifs fondamentaux tels que garantir les besoins de la population, respecter les limites planétaires et assurer une vie digne aux paysannes et paysans qui nous nourrissent au quotidien.
Il est urgent de nous organiser collectivement pour une société plus
juste et résiliente face aux défis actuels.

 

Pour changer ce système en profondeur, Riposte Alimentaire exige la mise en place de la Sécurité sociale de l’alimentation durable (SSAD), assortie d’une carte vitale de l’alimentation pour toutes et tous. Nous demandons à l’État de financer les initiatives locales de la SSAD afin de montrer que ce système est viable et qu’il est possible de le déployer à l’échelle nationale.

Pourquoi la résistance civile est notre dernière chance de sauver l’humanité ?

Ce que l’on fera lors des 2 ou 3 prochaines années déterminera en grande partie le destin de l’humanité. On le sait, le GIEC l’a dit et d’autres scientifiques encore (Sir David King). Si nous ne commençons pas à agir réellement maintenant, alors d’ici quelques centaines de jours notre avenir collectif ne sera plus entre nos mains. Il dépendra de phénomènes climatiques sur lesquels nous n’aurons plus aucun contrôle, et qui détruiront des milliards de vie et bouleverseront pour toujours celles des prochaines générations.

 

Malheureusement, on ne peut pas compter sur notre gouvernement pour nous sauver de la catastrophe annoncée. Déclaré hors la loi par ses propres tribunaux, c’est désormais à nous, citoyens et citoyennes ordinaires de faire appliquer les engagements auxquels l’État refuse de se plier. L’escalier paraît immense vu d’en bas. Mais pour ça, on a un plan.

 

Notre stratégie est de s’inspirer d’une lutte qui a profondément transformé notre société, celle du peuple qui a organisé ses propres conditions d’existence et a réussi à les imposer au pouvoir politique : la lutte pour la Sécurité Sociale.

Comme celles et ceux qui se sont battus pour que nous ayons accès aux soins aujourd’hui, nous nous battrons pour que toutes et tous aient accès à une alimentation saine bientôt.

 

La Sécurité Sociale de l’Alimentation Durable répondra à la précarité alimentaire qui touche tant de personnes en France, en permettant que toutes et tous mangent à leur faim des produits sains. Ce système favorisera une agriculture respectueuse des limites planétaires et des conditions de vie digne des paysannes et paysans, et diminuera notre empreinte carbone par le choix démocratique éclairé.

 

Reste à savoir une chose : lorsque les marches, les actions en justice, les alertes scientifiques, les rapports, les actions symboliques… n’ont pas suffit, que les mobilisations écologistes, antiracistes ou pour les retraites sont violemment réprimées, comment faire pour obtenir une victoire ? Étant donné l’ampleur du travail, nous devons obliger l’Etat à utiliser les institutions pour instaurer la Sécurité Sociale de l’Alimentation Durable. Demander gentiment ne suffit pas, nous devons créer une contrainte.
La résistance civile non-violente, dont l’efficacité a fait ses preuves pour tant de mouvements sociaux dans l’Histoire, est notre dernière chance.

Si pas toi, qui d’autre ?
Si pas maintenant, quand ?

Les freedoms riders

C’est l’histoire d’un groupe de 13 personnes qui, en 1961, a entrepris des voyages à bord de bus inter-Étatiques pour faire appliquer la loi fédérale qui rendait illégale la ségrégation dans les transports en commun.

 

Révoltés par le fait que cet arrêt ne soit pas appliqué dans les États du Sud, les Freedom Riders ont décidé de mener cette campagne de résistance civile jusqu’à l’application de l’arrêt contre la ségrégation dans les transports en commun.

 

Très violemment réprimés et battus par des membres du Klu Klux Klan, 450 personnes les ont suivi pendant plusieurs mois, malgré toutes les critiques qu’ils subissaient alors, y compris dans leur propre camp. À la suite de la crise politique qu’a suscité leurs actions, les États ségrégationnistes furent obligés d’appliquer la loi.

Résister pour faire face à l’urgence

On a tout essayé pour avoir une action climatique de la part du gouvernement qui puisse nous éviter le pire du dérèglement climatique et assurer une adaptation suffisamment rapide. Les marches par millions dans le monde entier, les rapports scientifiques du GIEC, les actions en justice, les plaidoyers, les COP à répétition sans jamais obtenir d’accord contraignant, les alertes à l’ONU et les actions symboliques partout dans le monde…

 

Lorsque nous demandons, argumentons, prouvons, alertons, nous ne sommes pas écoutés et rien ne change. Nous devons désormais résister par tous les moyens.

 

Il faut un grand courage pour poser ce constat tant il est triste : les demandes pas plus que les faits scientifiques ne sont écoutés par ceux qui ont le pouvoir de nous sauver.

À ce moment de l’Histoire, on choisit de prendre nos responsabilités en tant que citoyens et citoyennes, d’être lucide, et de faire ce qui est juste plutôt que ce qui est confortable.

 

On est loin d’être les premiers à faire le choix de la résistance plutôt que du silence. Ne rien dire, ne rien faire, c’est accepter. Nous ne pouvons pas nous résigner au désastre et à l’annihilation de la société qui est en cours. En ce moment, ce pays et les personnes que nous aimons sont promis à la guerre, à la famine et à la violence. On ne peut pas accepter ça.

 

Du mouvement des droits civiques américains à l’indépendance de l’Inde, en passant par Act Up, les Suffragettes et Occupy Wall Street, on a la preuve tant de fois dans l’Histoire que des changements sociétaux et législatifs majeurs peuvent arriver grâce à la résistance civile non- violente, disciplinée et maintenue dans la durée.

L’urgence climatique et social

“Dire la vérité sur l’urgence climatique et ce qui nous attend, c’est rendre les citoyens libres de choisir leur avenir”

 

Face à l’urgence, nous n’avons plus le luxe d’arrondir les angles et de lisser les discours. C’est parce que nous pouvons encore agir que notre devoir est de dire la vérité, aussi dure soit-elle.
Être informé, c’est être libre.

 

La vérité ? C’est que derrière le flou de la statistique des +2 degrés, c’est un monde invivable qui est annoncé. Ce sont des catastrophes naturelles plus fréquentes et plus meurtrières, des famines de masse parce que notre agriculture ne pourra pas s’adapter assez vite aux sécheresses, des milliards de personnes sur les routes car leur région sera devenue désertique, des guerres à cause du manque de ressources, des littoraux dévastés…
Ça veut dire que nous, ici, on risque fort de ne pas mourir de vieillesse dans nos lits. Ça veut dire que tout ce qu’on aime est en danger. Ça veut dire que nous ne connaîtrons pas le même monde que nos parents. Que nos enfants ne peuvent pas espérer un avenir stable et heureux. Voilà ce dont on parle, voilà ce qu’on risque. Voilà la vérité.
Nous ne pouvons pas prendre le risque de ne rien faire. Chaque jour qui passe est un jour de moins pour agir..

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